L'histoire à tous les niveaux



Bonjour à tous.

Le coup de gueule du jour concerne les nouveaux films faits sans aucun savoir faire, que ce soit au niveau de l'écriture, de la réalisation ou du montage.

Aujourd'hui, je voudrais vous parler d'une petite histoire qui m'est arrivée récemment. C'était un jour où je n'avais pas la forme. Donc, comme beaucoup, je me suis mis devant la télé, histoire de me vider la tête.

J'ai lancé Netflix, et choisi un film au hasard, sans réfléchir.

Et bien, sans le vouloir, j'ai eu à réfléchir.

J'ai commencé par Priest, film de SF de Scott Stewart sorti en 2011.

Au bout d'un quart d'heure, j'ai arrêté le film, tellement je l'ai trouvé mauvais (et pourtant, je suis très bon public). Ce que j'attends d'un film, c'est qu'il raconte une histoire avec un enjeu bien défini, et avec des personnages dont on comprend bien la personnalité. Peu importe le genre, peu importe que ce soit original ou stéréotypé. Mais il faut au minimum que ce soit lisible.

Là, j'avais l'impression d'avoir affaire à un film qui misait tout sur les effets de style (mise en scène et montage). On a une pauvre voix off pour expliquer le contexte. Et ensuite... Rien ! La caméra s'agite dans tous les sens, le montage enchaine les plans sans logique, sans raison... seul le rythme compte, les personnages sont inexistants, l'histoire incompréhensible, les dialogues ne sont même pas informatifs... Bref, ce film est une vraie cata.

J'ai enchaîné avec Ong Bak 3, de Tony Jaa et Panna Rittikrai. Si le niveau était un poil au dessus, c'était toujours du n'importe quoi. Au bout de 20 minutes, il n'y avait toujours pas d'histoire. Au mieux, il y avait un combat dont on voyait clairement que la chorégraphie a été faite au montage.

Je suis très déçu de voir comment les films cèdent de plus en plus à la facilité. Il ne suffit pas d'enchainer les plans de deux secondes pour avoir un film rythmé. Il ne suffit pas de filmer caméra au poing pour avoir un film nerveux.

Alors, je ne veux pas passer pour un vieux reac, et je suis d'accord pour dire que le cinéma doit évoluer, mais j'ai de plus en plus la nostalgie des films qui prenaient soin de dérouler une histoire, avec un scénario solide, une mise en scène cohérente et narrative, une lumière au diapason, un montage en accord...

Tout ça pour dire aux aspirants réalisateurs, scénaristes et monteurs que le plus important quand on veut faire du cinéma, ce n'est pas de faire du grand cinéma, ni de révolutionner les genres, mais de savoir définir et raconter une histoire.

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